Floriane Descotes

Psychothérapie

Gestalt

  • Accueil
  • Mes accompagnements 
    • La Gestalt thérapie
    • Les ateliers de groupe
    • Elan & Renaissance
    • Le massage Belly-Révolution
  • A propos
  • Contact
  • Blog
  • …  
    • Accueil
    • Mes accompagnements 
      • La Gestalt thérapie
      • Les ateliers de groupe
      • Elan & Renaissance
      • Le massage Belly-Révolution
    • A propos
    • Contact
    • Blog
    Prendre rendez-vous

    Floriane Descotes

    Psychothérapie

    Gestalt

    • Accueil
    • Mes accompagnements 
      • La Gestalt thérapie
      • Les ateliers de groupe
      • Elan & Renaissance
      • Le massage Belly-Révolution
    • A propos
    • Contact
    • Blog
    • …  
      • Accueil
      • Mes accompagnements 
        • La Gestalt thérapie
        • Les ateliers de groupe
        • Elan & Renaissance
        • Le massage Belly-Révolution
      • A propos
      • Contact
      • Blog
      Prendre rendez-vous

      Pourquoi est-ce si difficle de poser ses limites

      Ce que la Gestalt-Thérapie permet de comprendre

      · Gestalt-Thérapie

      Dire non. Exprimer un désaccord. Demander de l’espace. Refuser quelque chose qui ne nous convient pas. Cela peut sembler simple et même facile et pourtant dans la réalité, c’est souvent beaucoup plus compliqué.

      Dans mon cabinet, c'est rarement le motif de consultation mais cela vient rapidement dans les thèmes à aborder en séance. En effet, beaucoup de personnes sentent qu’elles ont du mal à poser leurs limites, sans toujours comprendre pourquoi. Elles disent oui alors qu’elles pensent non, se sentent envahies, culpabilisent dès qu’elles s’affirment ou au contraire attendent trop longtemps avant d’exploser. Et souvent, elles finissent par se reprocher de ne pas avoir su dire les choses plus tôt.

      La Gestalt-thérapie permet d’éclairer cette difficulté d’une manière particulière. Elle ne réduit pas la question des limites à un simple manque d’affirmation de soi. Elle s’intéresse à ce qui se joue dans la relation, dans l’instant, entre soi et l’autre.

      Poser une limite, ce n’est pas construire un muraille

      Dans une vision courante, poser une limite peut être perçu comme quelque chose de dur, de froid voire de conflictuel. Comme s’il fallait choisir entre être gentil et être ferme. Entre je préserve la relation et je me respecte.

      En Gestalt, la limite n’est pas pensée comme une barrière rigide. Elle est liée à ce qu’on appelle la frontière-contact : ce lieu vivant où je rencontre l’autre tout en restant moi.
      Autrement dit, la limite n’est pas ce qui empêche la relation. Elle est souvent ce qui la rend plus claire, plus juste et plus vivante.

      Sans limite, il n’y a pas vraiment de rencontre. Il peut y avoir de l’adaptation, de la fusion, du flou et parfois du ressentiment. Et il devient plus difficile d’être en lien sans se perdre.

      Pourquoi est-ce si difficile ?

      Ce n’est généralement pas parce qu’on “ne sait pas faire”. C’est souvent parce que quelque chose se joue beaucoup plus en profondeur.

      Pour certaines personnes, poser une limite, cela réveille la peur de décevoir, de blesser, d’être rejetée ou de provoquer un conflit. Pour d’autres, la difficulté vient du fait qu’elles ont appris à se tourner très tôt vers les besoins des autres avant de sentir les leurs. D’autres encore perçoivent vaguement qu’elles sont mal à l’aise, sans réussir à identifier clairement ce qu’elles veulent ou ne veulent pas.

      Il arrive aussi que la conscience de son propre besoin arrive trop tard. L'accord a déjà été donné, l’adaptation s’est déjà mise en place. Ce n’est qu’après coup que la tension apparaît : fatigue, irritation, sensation d’avoir cédé ou impression diffuse de s’être trahie.

      Dans ces moments-là, la difficulté n’est pas seulement dans le fait de dire non. Elle se situe souvent bien avant, dans la capacité à sentir ce qui est juste pour soi et à le reconnaître comme légitime.

      Quand la relation devient floue

      La Gestalt-thérapie montre que, dans certaines situations, la frontière entre soi et l’autre peut devenir floue. On s’ajuste tellement vite à l’autre qu’on perd momentanément le contact avec sa propre position.

      C’est ce qu’on retrouve notamment dans la confluence : un mode de contact dans lequel la différenciation entre soi et l’autre s’atténue. Dans ce cas, il ne s’agit pas simplement de “ne pas oser”. Il devient réellement difficile de sentir où je m’arrête et où l’autre commence.

      Concrètement, cela peut donner des situations comme :

      • accepter quelque chose sans vraiment l’avoir choisi,
      • être d’accord “par réflexe”,
      • se sentir responsable du bien-être émotionnel de l’autre,
      • ne plus savoir, après une discussion, ce qu’on pense réellement.

      Dans ce contexte, poser une limite n’est pas seulement une question de volonté. C’est une question de clarté dans le contact.

      Le corps sait souvent avant la tête

      La Gestalt accorde une grande importance au corps parce qu’il signale souvent très tôt ce qui se joue avant même que le cerveau en ait conscience.
      Le corps peut déjà dire quelque chose : une tension dans le ventre, un souffle qui se bloque, un resserrement dans la gorge, un inconfort diffus, une agitation intérieure Avant même que la pensée formule un refus.

      Ces manifestations ne donnent pas automatiquement une réponse claire mais elles indiquent souvent qu’un ajustement est en train de se jouer. Et parfois, qu’il se fait au détriment de soi.

      Là encore, la difficulté à poser une limite n’est pas forcément un manque de courage. Elle peut venir du fait que l’on s’est longtemps habitué à ne pas écouter ces signaux, à les minimiser ou à les dépasser pour maintenir le lien.

      Dire non ne veut pas forcément dire rejeter

      C’est un point important que je peux en séances. Beaucoup de personnes associent encore la limite à une rupture de la relation. Comme si dire non revenait à fermer la porte, à devenir dure ou à couper le lien.

      Or, dans une perspective gestaltiste, poser une limite peut au contraire être une manière de rendre la relation plus authentique.
      Dire clairement ce qui convient ou non permet de sortir du flou, des implicites, des malentendus et des ajustements silencieux qui finissent par peser.

      Une relation dans laquelle tout est lissé, tu, retenu ou absorbé n’est pas nécessairement une relation apaisée. Elle peut être une relation où l’un des deux disparaît progressivement du contact.

      Poser une limite ne signifie donc pas forcément s’éloigner. Cela peut aussi signifier : revenir dans la relation avec plus de vérité.

      Ce que la Gestalt-thérapie permet de mettre en lumière

      La Gestalt-thérapie ne cherche pas seulement à apprendre à “mieux communiquer” ou à “mieux s’affirmer”. Elle aide à comprendre comment une personne entre en relation, comment elle s’ajuste à l’autre, ce qu’elle ressent, ce qu’elle évite parfois de sentir et à quel moment elle se perd dans le contact.

      Elle permet de porter attention à ce qui se joue ici et maintenant :

      • dans les émotions,
      • dans le corps,
      • dans les mots,
      • dans les hésitations,
      • dans la manière de répondre,
      • dans ce qui se retient ou se précipite.

      Petit à petit, cette conscience plus fine peut permettre de mieux discerner ce qui est à soi, ce qui appartient à l’autre, ce qui relève d’un besoin réel, d’une peur ancienne ou d’une habitude relationnelle.

      En conclusion

      Si vous avez du mal à poser vos limites, cela ne signifie pas que vous manquez de caractère ou de maturité. Cela peut simplement indiquer qu’une certaine manière d’entrer en relation s’est installée au fil du temps, la plupart du temps pour de très bonnes raisons.

      La Gestalt-thérapie permet de mieux comprendre cette difficulté, non pas en la réduisant à une faiblesse, mais en l’inscrivant dans un processus relationnel vivant. Elle vous invite à regarder comment le contact se fait, comment il se brouille et comment il peut devenir plus clair.

      Poser une limite n’est pas forcément un geste de séparation. C’est le plus souvent un geste de présence à soi qui rend la relation plus juste.

      Billet précédent
      Gestalt-thérapie : comment nos façons de rester en lien...
      Billet suivant
       Revenir au site
      Photo de profil
      Annuler
      Utilisation des cookies
      Nous utilisons des cookies pour améliorer l'expérience de navigation, la sécurité et la collecte de données. En acceptant, vous consentez à l'utilisation de cookies à des fins publicitaires et d'analyse. Vous pouvez modifier vos paramètres de cookies à tout moment. En savoir plus
      Accepter tout
      Paramètres
      Refuser Tout
      Paramètres des Cookies
      Cookies nécessaires
      Ces cookies sont destinés pour des fonctionnalités de base telles que la sécurité, la gestion du réseau et l'accessibilité. Ces cookies ne peuvent pas être désactivés.
      Cookies pour les statistiques
      Ces cookies nous aident à mieux comprendre comment les visiteurs interagissent avec notre site web et nous aident à découvrir les erreurs de navigation.
      Préférence pour les Cookies
      Ces cookies permettent au site web de se souvenir des choix que vous avez faits afin de fournir une fonctionnalité et une personnalisation améliorées.
      Enregistrer